 Le général Marceau |
Le général Marceau :
François Séverin Marceau-Desgraviers est né à Chartres le 1er mars 1769.
Le général Marceau fut élevé jusqu'à l'âge de 10 ans chez une nourrice habitant Luisant (aujourd'hui 12 rue Marceau).
Engagé à seize ans au régiment de Savoie-Carignan, en garnison à Metz, il bénéficie en 1789 d'un congé opportun qui lui permet d'être, à Paris, un témoin privilégié des débuts de la Révolution.
Capitaine, le 1er novembre 1791, puis lieutenant-colonel en second, le 25 mars 1792, du bataillon des volontaires d'Eure-et-Loir, il obtient le 7 novembre suivant sa réintégration dans l'armée régulière, avec le grade de lieutenant de cavalerie.
L'affectation au printemps suivant de son unité en Vendée, où vient de débuter la rébellion royaliste, décide de son avenir. La désorganisation de l'état-major républicain, qui favorise la nomination d'hommes nouveaux, le courage et les capacités dont il fait preuve sur le champ de bataille, et des circonstances favorables (il sauve la vie d'un député influent le 9 juin devant Saumur) lui valent une série de promotions exceptionnellement rapides : simple capitaine le 1er mai, général de brigade le 16 octobre, général de division le 10 novembre, il est général en chef par intérim de l'armée de l'Ouest le 5 décembre 1793. Il n'a pas vingt-cinq ans.
Il remporte dans les jours qui suivent deux victoires décisives contre les Vendéens, dans la nuit du 12 au 13 décembre au Mans, puis le 23 décembre à Savenay.
Mis à l'écart par le nouveau général en chef quelques jours plus tard, il est nommé au printemps suivant à l'armée des Ardennes, la future armée de Sambre-et-Meuse. Il participe aux principales batailles de la campagne de 1794, à commencer par l'importante victoire de Fleurus le 26 juin, et reçoit le 23 octobre la reddition de la ville de Coblence.
Au cours des deux années suivantes, il est principalement chargé de garder les passages du Rhin, tandis que les armées françaises s'emploient à des campagnes infructueuses contre les Autrichiens.
C'est ainsi qu'en septembre 1796 il doit assurer la sécurité de l'armée de Sambre-et-Meuse qui reflue vers la rive gauche du Rhin. Le 19 septembre, près d'Altenkirchen, il est touché à l'abdomen par un tireur isolé. Transporté dans la petite ville, il doit être abandonné par ses compagnons à la bonne volonté des Autrichiens.
Le surlendemain, 21 septembre, il succombe à ses blessures, après avoir reçu sur son lit de mort l'hommage de plusieurs généraux autrichiens. Le général en chef, l'archiduc Charles, décide de lui rendre les honneurs militaires et de restituer sa dépouille aux Français. Il est inhumé le 23 septembre à Coblence.
Maurice Maunoury :
Monsieur Maurice Maunoury, Ministre de l'Intérieur, fut maire de Luisant de 1904 à 1925. Il fit beaucoup pour la ville. C'est sous son mandat que furent plantés les arbres bordant l'avenue qui porte d'ailleurs son nom. C'est également à cette époque que l'eau potable fut accessible à tous et qu'un bureau de poste fut ouvert à Luisant. Il faut noter qu'à l'époque, c'était le seul parmi toutes les communes voisines.